Comment ça fonctionne ?
Imaginons une centrale photovoltaïque installée sur le toit d'une école.
En journée, les panneaux produisent de l'électricité.
L'école consomme une partie de cette électricité au moment où elle est produite : éclairage, ordinateurs, ventilation, équipements électriques…
Mais que se passe-t-il lorsque la centrale produit plus que ce que l'école consomme ?
Dans le cadre d'une autoconsommation collective, le surplus peut être attribué à d'autres consommateurs participant à l'opération et situés dans le périmètre prévu : par exemple une autre école, un bâtiment municipal, une entreprise, un commerce ou des particuliers.
Un exemple très concret
À 12 h, la centrale produit 50 kWh.
L'école en consomme 30.
Les 20 kWh restants peuvent être répartis entre les autres participants à l'opération d'autoconsommation collective, selon les règles définies pour le projet.
Si, à l'inverse, la production solaire est insuffisante, les consommateurs continuent naturellement à être alimentés par le réseau électrique.
Cela permet de comprendre une chose essentielle : l'autoconsommation collective ne signifie pas que l'électricité circule physiquement directement du toit de l'école jusqu'à la maison d'un voisin. Le réseau électrique reste utilisé. C'est la répartition comptable de l'électricité produite entre producteurs et consommateurs participants qui permet de valoriser localement cette production.
Et pourquoi est-ce intéressant ?
Parce qu'une production solaire est par définition variable : elle dépend de l'ensoleillement et intervient principalement en journée. Une école, un commerce, une entreprise ou certains bâtiments publics peuvent justement avoir des consommations importantes pendant ces périodes.
L'autoconsommation collective permet donc de rapprocher la production et la consommation, et de mieux valoriser localement l'électricité renouvelable produite.